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Hasta Harad, Hasta Rhûn

 
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Ithranyasë
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MessagePosté le: Ven 22 Mar - 23:20 (2013)    Sujet du message: Hasta Harad, Hasta Rhûn Répondre en citant

Cette histoire prend place dans l'Harad et l'Est de la Terre du Milieu, dans des régions non décrites par Tolkien afin de pouvoir laisser libre court à mon imagination tout en essayant de garder une relative cohérence avec l'univers.
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que moi j'ai eu de plaisir à l'écrire. 




A travers le Lostladen


« L’Est est une terre sauvage, sauvage comme l’était Arda à l’aube de sa vie, tout comme l’est le Sud. Mais une terre sauvage n’est pas dénuée de beauté. De ce que j’ai vu de cette terre, je n’en ai gardé aucuns souvenirs à mon grand regret. »

Les mots d’Issanwë résonnaient dans l’esprit d’Ithranyasë à mesure qu’il se rapprochait du gué de l’Harnen, frontière naturelle entre l’Harondor et le Proche-Harad. Le voyage depuis Fondcombe fut long mais il atteignit finalement son but après de longs jours de marche.
La chaleur se faisait de plus en plus étouffante à mesure que l’elfe et sa monture s’approchait du gué. Le désert de Lostladen se trouvait de l’autre côté de l’Harnen, aride et mortelle pour tout voyageur qui se croyait assez fou pour oser le traverser.

Arrivé au gué, Ithranyasë arrêta sa monture et descendit de son dos. Il lui caressa doucement l’encolure avant de détacher les sacoches accrochées à la selle. Il accrocha les sacoches le long de sa ceinture et fit ensuite de même avec ses armes.

Tournant les yeux vers le désert, il glissa quelques mots à l’oreille de sa monture qui partit en arrière, le pas léger, retournant vers Imladris.

Regardant longuement en direction du désert, Ithranyasë repensa à ce qui l’avait conduit jusqu’ici. Les dires de sa sœur revenant une nouvelle fois à lui. Il était venu dans le Sud aride pour découvrir ce que sa sœur avait vu et ce que lui pourrait voir de cette terre que beaucoup craignait.

Il traversa le gué, le pas décidé, suivi de près par son renard. A peine avait-il posé le pied sur le sable brûlant du Désert qu’une bourrasque de sable lui cingla le visage, laissant sa capuche partir en arrière pour découvrir son visage.

Son voyage commença finalement alors qu’il entame sa marche à travers le désert. Le Soleil était brûlant, léchant le visage de l’elfe pour mieux saper ses forces. Les heures passèrent, lentes et identiques, le sable s’étendant à perte de vue.

Après de longues heures de marches harassantes, ce qui semblait être des ruines fut en vue de l’elfe et de son compagnon à quatre pattes. De largues et longues colonnes à demi-enfoncées dans le sable, certaines brisées d’autres encore intactes. Elles devaient appartenir à un plus gros ensemble mais celui-ci était à présent en ruines, perdu sous ce sable millénaire.

Ithranaysë et Dolross pénétrèrent les ruines encore recouvertes par un semblant de toit en pierres taillées, l’air était plus respirable mais toujours autant chargé de sable. Les deux amis s’assirent le long d’une colonne le temps de partager un semblant de repas et de se reposer avant de reprendre la route.
Tandis que Dolross se reposait, Ithranyasë étudia ces ruines. Passant ses mains le long de chaque mur, étudiant chaque pierre. Certaines étaient recouvertes de signes gravés à même la roche, ce n’était pas du Cirth ni aucune autre forme d’écriture connu dans l’Ouest. L’Elfe sourit, laissant échapper un petit rire, il sortit une feuille de papier et un morceau de charbon d’une de ses sacoches et se mit à frotter le charbon contre la feuille collée à la roche. Les caractères apparurent alors sur la feuille, premier souvenir de son voyage dans le Sud.
Ithranyasë retourna alors près de son compagnon et retira sa cape qu’il déchira afin de s’en faire un foulard couvrant sa bouche et son nez afin de mieux respirer lorsqu’ils retourneraient au milieu des dunes.

Ce qu’ils firent une heure plus tard. Le soleil commençait à se coucher alors les compagnons improvisèrent un campement de fortune avec juste une toile en guise de couverture, le long d’une dune.
La nuit tombée, la température changea radicalement, devenant soudainement glaciale. Mais cela était plus supportable que la chaleur de la journée.


La nuit passée, les compagnons reprirent leur route. 
Les jours passèrent, identiques et mornes. Aucune ville n’était en vue et les provisions ainsi que l’eau commençaient à se raréfier. Le voyage devint plus dur, plus harassant.

Alors que toutes leurs provisions furent épuisées, les compagnons s’effondrèrent dans le sable brûlant. Mais alors que le visage d’Ithranyasë venait d’embrasser le sable chaud, une silhouette apparu devant lui, recouverte de tissus de la tête au pied, on ne pouvait deviner d’elle si c’était un homme ou une femme, un alliée ou un ennemi.
A peine venait-il de poser ses yeux sur cette silhouette qu’il se laissa emporter par ses forces, laissant le destin décider de son sort.


Un jour passa et Ithranyasë se réveilla sous un toit de toile, allongé dans un lit de fortune. Le destin avait décidé de lui laisser continuer son voyage dans le Sud, le Désert de Lostladen n’avait pas eu de raison de son corps, ni de sa volonté. Tout du moins, pas encore.
_________________
"Je ne pleure pas sur mes erreurs passées, je préfère garder mes larmes pour les morts qui accompagneront mon présent."


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MessagePosté le: Ven 22 Mar - 23:20 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Ithranyasë
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MessagePosté le: Ven 22 Mar - 23:22 (2013)    Sujet du message: Hasta Harad, Hasta Rhûn Répondre en citant

Les hommes du Lostladen


L’air sous la toile était plus respirable que dans le Lostladen, moins chargé en sable et en chaleur. L’intérieur de la tente était sobre, quelques tapis à même le sol afin de ne pas être directement en contact avec le sable brûlant, quelques jarres d’argiles partiellement fissurées pour certaines et divers paniers de vivres. Ithranyasë quant à lui était allongé au milieu de la tente sur quelques tapis aux motifs sobres mais inconnus dans l’Ouest.
L’Elfe tourna la tête vers la gauche, se fiant à ce qu’il entendait et sentait. Un homme était assis à côté de lui, de simples vêtements de tissus lui couvrant le corps mais laissant son visage à découvert. Il semblait âgé à la vue des rides recouvrant son visage et de ses cheveux grisonnants. Il sourit finement à la vue de l’Elda éveillé : 
« Vous avez le sommeil lourd Kharrnakel*, même lorsque nous vous avons ôté vos vêtements vous n’avez pas bougé ni tenté de nous arrêter. » s’exprima le vieil homme dans un Westron marqué de quelques fautes.
Ithranyasë ne répondit pas, cherchant son compagnon du mieux qu’il le pouvait. A cela l’homme répondit.
« -Si c’est votre compagnon animal que vous cherchez, il se trouve à l’extérieur de cette tente, vous avez eu beaucoup de chance lui et vous pour avoir survécu à l’Anapat**. Lui seul décide si ceux qui l’arpentent doivent vivre ou mourir. 
-Dans ce cas, dois-je le remercier de m’avoir permis de vivre là où j’aurais dû mourir ? fit ironiquement l’Elfe en se relevant.
-Ah…Vous parlez…Je pensais que vous étiez muet en plus de pas pouvoir voir.
-Comment savez-vous que mes yeux ne voient plus la lumière ? demanda Ithranyasë.
-Il ne faut pas être doué d’une infinie intelligence pour voir que vos yeux ne peuvent plus rien discerner. La couleur qui s’en dégage en est une preuve. »

Ithranyasë ne répondit pas, se relevant sur ses jambes, essayant de reprendre ses forces. D’un mouvement de la tête il savoir qu’il cherchait ses vêtements, l’homme répondit à cela dans un léger rire :
« Vos anciens vêtements ne peuvent vous permettre de survivre dans l’Anapat. Nous vous en avons préparé d’autres, plus adaptés à la rudesse des dunes. »

Le vieillard se releva à son tour, prenant quelques vêtements posés près de lui qu’il posa ensuite dans les mains de l’Elfe.
« Habillez-vous et sortez donc. Je vous attendrai dehors. »

Le vieil homme prit ensuite une canne près de lui et sortit de la tente d’un mouvement lent et marqué par le bruit de la canne sur les tapis de la tente.

Ithranyasë effleura les vêtements du bout des doigts. Ils étaient faits d’un simple tissu fin et gris, gardant bien la fraîcheur afin de survivre dans le Désert. Il s’habilla ensuite, ces vêtements lui seyaient à peu près. Ils étaient composés d’un pantalon, d’un haut aux manches descendants jusqu’aux poignets. Les mains étaient couvertes de simples bandes couvrant les paumes et la moitié des doigts afin de lui permettre de garder contact avec l’extérieur. Quant à son visage, il était couvert à moitié, un simple foulard lui permettait de couvrir le bas de son visage, tout du moins jusqu’au nez. Quant aux bottes, elles étaient faîtes d’un cuir ressemblant à celui des animaux que l’on trouvait plus au nord.

Habillé, Ithranyasë sortit de la tente. Le camp était sobre, quelques tentes pouvant occupées par diverses personnes parsemait celui-ci, mises en cercle au centre duquel se trouvait un feu mourant dont les braises étaient encore ardentes, des hommes s’affairaient quant à eux à diverses taches. Ils jetèrent un léger regard méfiant à la vue de l’Elfe. A peine sortit, il fut aussitôt accueilli par son renard qui se précipita vers l’Elfe pour s’assurer de son bon état. Ithranyasë se baissa et déposa une caresse sur la tête du renard avant de se relever, le regard posé sur le vieil homme qui se trouvait devant eux :
«- Adan…Je tiens à vous remercier pour ceux que vous avez fait pour moi. Mais…J’aimerai vous poser quelques questions si vous me le permettez. Fit Ithranyasë à l’homme.
-J’aurais également quelques questions à vous poser Kharrnakel. A commencer par ce qui vous amène ici, dans l’Anapat.
-Des mots venant de ma sœur qui a passé une grande partie de sa vie dans l’Est et dans le Sud. A cela, elle n’en a gardé aucuns souvenirs. Et étant curieux de nature, je désire savoir ce qui se trouve au-delà de ce que nous connaissons dans l’Ouest. Votre rencontre m’emplit de joie en sachant que tous les Hommes de l’Harad n’ont pas succombés à l’Ombre. Mais vous, qui êtes-vous ? demanda l’Elfe.
-Nous sommes les Tgharmardik Anaptits, les Hommes du Désert. Nous sommes des nomades, nous voyageons au gré du vent, revendant ce que nous pouvons dans les villes dans les lesquelles nous nous arrêtons. Expliqua le vieil homme.
-Et comment parlez-vous le Westron ? demanda Ithranyasë
-Le vent apporte beaucoup de choses Kharrnakel. Nous avons rencontré des Hommes de l’Anapat revenant des Terres au Nord et il m’a enseigné la langue des Hommes du Nord. »

Ithranyasë répondit d’un simple mouvement de la tête, tournant son regard vers la direction dans laquelle soufflait le vent.
«-Savez-vous si une ville est proche Adan ? demanda l’Elfe.
-Oui, il y en a une, à quelques jours de marches vers l’Est. Nous allons vous fournir le nécessaire pour que vous puissiez l’atteindre. Nous n’allons pas dans cette direction, les miens et moi allons vers le Sud, là où souffle le vent. Expliqua le vieillard.
-Je vous remercie à nouveau Adan, puisse les Valar vous accorder une longue vie.
-Nous ne croyons pas aux mêmes Dieux Kharrnakel. Mais puissent-ils vous entendre. »

L’homme fit un rapide mouvement de la main auquel répondit une femme en lui apportant un sac remplit de vivres ainsi que les armes de l’Elda que le vieil homme tendit à Ithranyasë. L’elfe prit le tout et s’équipa, prêt à reprendre la route.

Prenant la route la direction de l’Est, il tourna une dernière fois la tête en direction du camp de ceux qui l’avaient sauvé, dans un désir irrationnel d'entrevoir les visages de ses sauveurs, avant de monter son foulard sur son visage, empêchant le sable d’obstruer sa route, décidé à en apprendre plus sur ces régions si inconnues.


________________________________________________
*: Elfe
**: Désert


Pour donner une langue à ces Hommes, je me suis basé sur l'Arménien, sans raisons particulières, peut-être car je ne voulais pas me baser sur une autre langue pour l'instant.

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Dernière édition par Ithranyasë le Ven 22 Mar - 23:50 (2013); édité 1 fois
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Ithranyasë
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MessagePosté le: Ven 22 Mar - 23:23 (2013)    Sujet du message: Hasta Harad, Hasta Rhûn Répondre en citant

Une ville de Haradhrim.


Deux jours passèrent depuis qu’Ithranyasë venait de quitter le camp des Hommes du Désert, poussant toujours plus vers l’Est, dans la direction qu’on lui avait indiqué afin de se rendre dans la ville la plus proche.
A la lueur de l’aube du troisième jour, un large mur d’argile séchée, jauni par les sables du désert, fut en vue des deux compagnons. D’une hauteur équivalente à deux hommes, ce mur semblait avoir été dressé afin de pouvoir retenir des hommes lors d’une attaque. Une seule porte permettait de pénétrer entre ces murs, elle était orientée vers le sud, sans doute pour repousser encore plus facilement les assaillants. Cette porte était dominée d’une arche, permettant le passage d’une caravane à la fois.

Si l’on relevait son regard vers le haut de ce mur, on ne pouvait rien voir de ce qu’il protégeait, seules quelques colonnes de fumées s’élevaient dans le ciel ainsi que des bruits de marteaux et de gens conversant.

Se heurtant à ce mur, les deux compagnons en firent donc le tour, à la recherche de son entrée, se fiant aux bruits et à la vue de Dolross. Arrivés à l’arche marquant l’entrée, un homme, armé tel un guerrier mais à l’âge avancé tel que le faisait suggérer le son de sa voix ainsi que sa barbe et ses sourcils grisonnants, se posta au milieu de l’arche, dévisageant le Renard ainsi que son maître et détaillant ce qu’ils portaient, que ce soit armes ou vêtements :
« Amis ou ennemis ? » dit-il dans un Westron à l’accent du Désert marqué.
S’approchant d’un pas, Ithranyasë descendit le foulard qui couvrait sa bouche avant de parler non sans noter que l’Homme venait de se mettre en position de combat, la lance pointée vers l’Elfe :
«-Je ne suis qu’un simple voyageur, arpentant vos terres à la recherche d’un abri afin de pouvoir me restaurer, me reposer et refaire mes provisions avant de reprendre la route, je vous promets que je ne vous dérangerai pas outre-mesure.
Détaillant une nouvelle fois l’Elfe, l’homme répondit :
-Le Désert est dangereux en ce moment Ygrâkh*, nous nous devons de faire attention à qui entre. Mais, votre voix ne suscite ni la crainte, ni la peur, je vous laisse donc entrer afin de faire ce que vous devez faire. Puisse Danvâkh veiller sur vous. »
Le vieux garde s’écarta alors, laissant Ithranyasë et son compagnon rentrer dans la ville,,plongeant une dernière fois son regard sur l’animal, curieux de voir une telle créature dans ce désert.

Traversant l’arche, les compagnons pénétrèrent dans ce qui semblait être une ville, de taille un petit plus modeste que Bree mais assez grande pour ne plus être considérée comme un village. Cette ville avait été construite autour d’une oasis, point d’eau si rare dans le Désert. Autour de celle-ci avait été creusé des champs dont l’engrais semblait être le limon se trouvant aux abords de l’oasis, le niveau de celle-ci semblant fluctuer au gré des jours. Ne pouvant uniquement compter sur l’oasis pour l’eau, les hommes avaient donc creusés quatre puits, ils avaient creusés profondément jusqu’à pouvoir en puiser de l’eau.
Le cercle de champs passé, quatre grandes routes, une par point cardinal, s’élançaient. Les maisons, étals et commerces se trouvaient de part et d’autres de ces grandes routes. Ainsi tout l’espace de cette ville était occupé. De plus, lorsque que l’on remontait la grande route partant de l’arche et remontant vers l’oasis, on trouvait une grande place, servant pour les fêtes et de place de marché. Les maisons quant à elles avaient faîtes de briques d’argile mêlées à la boue offerte par l’oasis.

Remontant la grande rue partant de la grande arche, les deux compagnons arrivèrent sur la grande place. Elle était animée, de partout on entendait les cris des marchands désireux de vendre leurs produits, les bruits de marteaux des forgerons frappant le fer sur l’enclume et les cris des enfants jouant.
Marchant sur la place et ignorant les quelques hommes qui regardaient d’un œil mauvais l’elfe, Ithranyasë s’arrêta devant un étal dont l’odeur qui en émanait avait attiré ses sens. L’homme tenant cet étal vendait des fruits tels que l’on n’en voyait pas dans les régions septentrionales et occidentales. L’un d’eux attira tout particulièrement Ithranyasë, un arôme fort s’en échappait. Posant son regard sur l’Elfe, le marchand demanda :
« Vous désirez Nùdj** ? »
Ithranyasë désigna d’un mouvement de la main le fruit qui avait titillé ses sens. Le marchand le prit avant de le tendre à l’Elfe en disant :
« -Trois Quâg***.
Fouillant dans ses poches, Ithranyasë sortit un petit héliotrope polie avant de le tendre au marchand :
-Je n’ai rien pour vous payer si ce n’est ceci. J’espère que vous accepterez. »
Le marchand saisit la pierre avant de mordre dedans et hocha la tête, laissant l’elfe prendre le fruit.

S’éloignant de l’étal, l’Elda remonta doucement la grande place, touchant le fruit du bout des doigts. Il avait la forme d’une poire mais était plus imposant et plus lourd. Il était d’une couleur rouge peu marqué. Approchant de sa bouche, Ithranyasë mordit à pleines dents dans le fruit. Sa texture était ferme tout comme sa chair qui était parsemée de nombreux pépins. Gorgée d’eau, le fruit était très rafraîchissant. L’Elfe en arracha donc un bout qu’il offrit à son renard avant de continuer à visiter cette ville.

Au détour d’une rue, une femme heurta l’Elfe. Elle était d’un âge avancé bien qu’on ne pouvait le deviner à ses cheveux, cachés sous un tissu, seules les rides naissantes ornant son visage permettait de le savoir. Elle avait le teint halé, des yeux de jade accentuant beaucoup les traits de son visage. Laissant tomber ses affaires, l’Elfe l’aida à ramasser ses affaires après quoi elle posa son regard sur l’Elda :
«Vous n’êtes pas d’ici Nùdj, n’est-ce-pas ? Ces terres semblent si inconnues pour vous et si étranges. Venez, ne restons pas là, vous semblez avoir besoin de nourriture et de repos. Je peux bien vous offrir ceci. »

Ithranyasë ne répondit pas, se laissant guider la vieille femme vers sa demeure. Celle-ci n’était pas plus grande que les maisons alentours, mais plus vieille, au vue des lézardes sur les murs.

Pénétrant dans la demeure en compagnie de la vieille femme et de Dolross, Ithranyasë se laissa porter par des senteurs enivrantes émanant des pièces de cette maison.
_________________________________________________________________________________________
*: Etranger
**: Elfe
***: Monnaie que j'ai inventée afin de donner un semblant d'économie aux Haradhrim

Pour donner une langue aux Haradhrim sédentaires, je me suis inspiré du Persan.

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Ithranyasë
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MessagePosté le: Dim 24 Mar - 02:10 (2013)    Sujet du message: Hasta Harad, Hasta Rhûn Répondre en citant

Les coutumes Haradrim




L'intérieur de la maison était simple. Quelques tapis posés grossièrement au sol permettaient de ne pas être en contact direct avec le sol argileux. Des planches de bois grossièrement accrochés aux murs permettaient de poser toutes sortes de conteneurs, allant du simple pot à épices aux ustensiles de cuisines en terre.


La maison se présentait ainsi. D'une forme rectangulaire, elle était divisée en deux parties. La première partie était celle dans laquelle on pénétrait en passant la porte d'entrée. Dans celle-ci se trouvait tout le nécessaire pour subvenir aux besoins d'une seule personne. Une simple fenêtre près de la porte d'entrée faisait entrée la lumière dans la pièce. Au dessus de tout ceci, se trouvait bien évidement le toit, mais contrairement aux maisons de l'Ouest, celui ne recouvrait pas toute la maison, en effet, celui-ci s'arrêtait au milieu de la largeur de cette dernière en trois piliers d'argiles entre lesquelles étaient tendues divers tentures et tapisseries.
Ainsi commençait la deuxième partie de la maison. Totalement exposée au Soleil et à l'extérieur, elle servait aux repas et réception. La première partie étant étrangement bien isolée de la chaleur, elle servait donc surtout au repos.


C'est dans cette seconde partie que la vieille dame convia Ithranyasë. L'Elfe avança lentement dans la petite maison, laissant ses sens vaquer au loin à mesure qu'ils sentaient les épices et autres merveilles de l'Est. Revenant doucement à la réalité, il s'assit sur un tapis, laissant le Soleil, étonnamment doux pour une après-midi, caresser son visage.
Tandis que la vieille dame préparait quelque chose, Ithranyasë se laissa décrire la maison par Dolross, écoutant chaque détails avec une attention toute particulière, sans doute dans le but de ramener tout cela dans l'Ouest à son retour.


Après quelques minutes, la vieille femme revint, un plateau dans ses mains qu'elle posa en face de l'Elfe avant de s'asseoir. Dans le petit plateau d'argile se trouvait ce qui semble une théière rudimentaire accompagnée de deux gobelets. De cette théière émanait un doux parfum qui fit se dessiner un sourire illogique sur le visage de l'Elfe. Alors que la vieille femme commença à verser le thé dans les gobelets elle demande à l'Elfe :
« Les visites des autres se font rares dans cette région Nùdj, puis-je vous demander ce qui vous a amené aussi loin dans le Nabay* ? »


Ithranyasë hocha de la tête avant de se saisir du gobelet que lui tendait la vieille femme.
« La curiosité. A vrai dire...Ma sœur a passé une grande partie de sa vie dans ces régions lointaines. Elle n'en a gardé aucuns souvenirs malheureusement. Je suis donc partit afin de voir de mes propres yeux ces contrées si lointaines. »
La vieille femme se contenta d'émettre un petit rire alors qu'elle prenait une petite quantité de thé.
« Voir de vos propres yeux ? Je suppose que vous devez parler en métaphore. Vos yeux ne peuvent plus voir la lumière n'est-ce pas ? »
Hochant la tête à nouveau, Ithranyasë prit à son tour une petite gorgée de thé avant de reprendre.
« En effet, mes yeux ne voient plus. A présent, je me repose sur le renard que vous voyez ici. Dit-il en désignant Dolross. Il est désormais mes yeux afin que je puisse continuer à voyager dans ce monde. »
Au moment où il fut nommé, Dolross bougea légèrement les oreilles avant de se recoucher sur les genoux de l'Elfe, apparemment le seul endroit confortable de la maison.
« Et vous aviez bien raison d'entreprendre ce voyage. Fit la vieille femme. Vous pourrez ainsi montrer aux autres peuples de l'Ouest que nous ne sommes pas les sauvages qu'essayent de nous faire devenir les Hommes Blancs du Sud. Nous avons nos traditions, nos langues. Même si il est vrai que nous avons dû apprendre la langue de l'Ouest pour nous adapter. Nous n'en restons pas moins un peuple fier de ses origines et qui ne les nie pas. »
Dans les yeux de la vieille femme pouvait se lire une pointe de fierté et d'honneur. Ithranyasë reprit aussitôt.
« Comment vous appelez-vous Dame ? Voilà un moment que je vous ai rencontré et je ne vous ai pas encore demandé votre nom.. »
Se remettant légèrement en place sur ses genoux fragiles, la vieille femme reprit.
« Nalda. Les yeux de braise. Voilà comment je me nomme. Et vous Nùdj ? Quel nom vous ont donné vos parents ? »
Ithranyasë se contenta d'un petit rire avant de reprendre.
« Cela ne fonctionne pas comme cela dans le peuple des Eldar. Nous avons de nombreux noms, certains secrets, certains fiers, d'autres moins. Je me nomme Ithranyasë, Heneb-Lossalach. Aux yeux de glace et de feu. Ce sont les deux seuls noms que vous pourrez entre Nalda, j'en suis désolé... »


A peine eut-il finit sa phrase qu'aussitôt Nalda lui reposa de nouveau une question sur les coutumes des Eldar. Elle semblait encore avoir la curiosité de sa jeunesse. Ithranyasë parla sans détours de ce qui pouvait être dit et garda silence pour le reste.


La journée passa ainsi et bientôt la nuit tomba sur le petit village. Aussitôt des tambours résonnèrent dans le village et Dolross se releva subitement, aux aguets, craignant un danger. Mais Nalda rassura le renard aussi sec.
« N'ai pas peur petit animal...Ces tambours ne sont là que pour indiquer que cela à commencer. La Fête des Moissons, Mascha Sadra. Nùdj, vous ferez nous l'honneur de votre présence ? »


Ithranyasë hocha la tête, toujours plus curieux d'en apprendre d'avantage sur ce peuple.
Alors qu'ils sortèrent de la maison, les gens avaient commençaient à se rassembler sur la grande place au centre du village. De larges feux avaient été allumés et les tambours entouraient ceux-ci ainsi que les danseurs et danseuses qui parader autour des flammes.


S’avançant un peu plus, l'Elfe prit son renard entre les mains afin qu'il puisse lui raconter ce qu'il pouvait voir. Les quelques hommes à côté de l'Elfe le regardèrent un instant avant de se concentrer de nouveau sur la fête.


Les danseurs imitaient d'une façon très réaliste les mouvements des flammes, flammes qui semblaient bouger au son des tambours.
Nalda s'approcha de l'Elfe pour profiter elle aussi du spectacle.


Soudainement, les tambours se stoppèrent ainsi que les danseurs. Alors s’avança un homme dans une tenue mêlant or et rouge. Il s'arrêta à proximité des flammes, il semblait être d'un âge avancé, moins que Nalda cependant.
Il regarda la foule un instant avant de s'exprimer d'une voix forte et fluide en Haradrim tandis que Nalda traduisait au fur et à mesure pour l'Elfe.
« Aujourd'hui, nous fêtons le Mascha Sadra ! Mais nous ne le fêtons pas sous les meilleurs augures ! En effet, les Hommes Blancs du Sud ont encore une fois essayé de prendre contrôle de notre village ! Mais comme à chaque fois, j'ai refusé de céder ! Cependant, le Grand Roi vient de convoquer tout les chefs de Tributs ! Cela n'était pas arrivé depuis sa montée sur le trône ! C'est donc un grand honneur qui nous ait fait aujourd'hui et je compte bien répondre présent pour représenter la tribut des Nassdra !»


Ainsi se finit le discours de l'homme dans les cris de joies des autres habitants avant que la fête ne reprenne son cours, laissant planer de nouvelles questions dans l'esprit d'Ithranyasë.




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Ithranyasë
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MessagePosté le: Mer 10 Avr - 05:50 (2013)    Sujet du message: Hasta Harad, Hasta Rhûn Répondre en citant

Un Seigneur du Désert.


Relevant la tête vers l'homme achevant son discours, Ithranyasë le dévisagea de ses yeux vairons. Il était grand et au teint très sombre, orné de nombreux bijoux d'or et d'ivoires, symbole de richesse des Haradrim. L'homme semblait être un chef né, sa prestance était impressionnante tout comme sa carrure. Aussi grand que l'était l'Elda, une fierté découlait de son corps, une fierté acquise dans les rudes sables du Désert.
Bien que sa présence au sein du village sautait aux yeux, de nombreuses questions restaient en suspens dans l'esprit d'Ithranyasë:Qui sont ces Hommes du Blanc du Sud ? Qui est ce grand roi de l'Harad ? Tant de questions dont l'Elfe désirait ardemment les réponses.


N'écoutant que sa curiosité, Ithranyasë s'écarta lentement de la foule et se dirigea vers le Chef de la Tribut des Nassdra. Auparavant relevé, celui-ci venait de s’asseoir sur une large chaise tressée ornée de nombreux trophées, têtes d'animaux, armes d'ennemis vaincus, autant de trophées pour asseoir la légitimité du Seigneur sur la Tribut. Il était le plus puissant des guerriers, et comptait bien le rester. Nalda suivit lentement l'Elfe qui, arrivé devant le Seigneur, posa son renard à terre.


Laissant se perdre son regard vert dans celui de l'Elfe, le Seigneur eut un fin sourire avant d'ouvrir la bouche.
« Que vaut donc la venu d'un être des anciennes légendes aussi loin dans l'Est ? Vos ancêtres sont connus de tous. Invincibles guerriers ayant vu passer milles guerres, artisans à la grâce éternelle, premiers nés de la Terre. Les Hommes Blancs vous disaient tous morts cependant... »


Abaissant son foulard pour pouvoir parler, Ithranyasë garda cependant un instant le silence. Il laissa le Seigneur le détailler, examinant chaque partie du corps de l'Elfe. De ces bras de guerriers à ces yeux de glace et de feu, aucuns détails n'échappa au regard du Seigneur.
« L'honneur que vous me faîtes en me nommant ainsi me va droit au cœur, fils du Désert et Seigneur de ces Hommes. Cependant, comme vous pouvez le voir, nous ne sommes pas tous morts. L'âge des Elfes sur Arda s’achève, mais certains des nôtres continuent de combattre afin de garder cette terre libre, cette terre que nous avons aimé et que nous avons vu souffrir. »


Abordant un sourire jusqu'aux lêvres, le Seigneur se redressa légèrement sur son siège.
« Je suis Gankash. Seigneur de la Tribut des Nassdra, guerrier du Désert et protecteur de cette ville. Quel est ton nom, être des légendes ? Qu'est-ce qui t'amène aussi loin des tiens ? »


Croisant les bras, Ithranyasë reprit.
« Je porte de nombreux noms sur cette terre, certains glorieux, d'autres me rappelant mes erreurs passées. Ithranyasë, Heneb-Lossalach, aux yeux de glace et de feu. Tel est le nom que je porte durant cet Âge. Je suis venu aussi loin sur vos terres car je voulais découvrir cette terre si peu décrite, cette terre dont les seuls dires qui arrivent dans l'Ouest sont ceux de barbares ne sachant parler que par le fer. Et je suis heureux de voir que ce n'est pas le cas. Si je me présente à vous, c'est à cause de questions se soulevant dans mon esprit. Vous avez parlé d'Hommes Blancs du Sud réclamant la souveraineté de votre ville, qui sont-ils ? Et quelle est donc cette grande ville dont vous avez parlé et son roi ? »


Descendant de son siège, Gankash s'arrêta devant l'Elfe et le toisa du regard, ils étaient tout deux de taille équivalente mais d'apparence bien différente.
« Ces Hommes Blancs...Sont les hérauts du Grand Oeil, l'Oeil de Flamme. Ils viennent lentement, par petits groupes, convertissant à leur cause les Chefs des Tributs pour les envoyer combattre dans le Nord, au Pays de la Pierre, ils se font appeler les Hommes du Roi, les Vrais Dúnedain ou les Enfants de Númenor, encore des noms de légendes. Cette grande ville et son roi, je ne peux vous en parler. Vous n'êtes pas du Désert »


Dépassant Ithranyasë, Gankash s'approcha du feu au centre de la pièce, se retournant ensuite vers l'Elfe, il parla à nouveau tandis qu'Ithranyasë se retourna à son tour.
« Nùdj ! Cela fait des années, des siècles, qu'aucun des vôtres n'était venu foulé les sables brûlants. Nous vous croyions tous morts. Les récits parlent de vous comme des guerriers légendaires. Je désire en avoir la preuve. »


Les yeux de Gankash brillaient d'une leur de guerrier, il voulait ardemment combattre l'Elda afin de se prouver à lui même sa force. Si il pouvait battre un Elfe, il serait le plus grand des guerriers de l'Harad. Seul la loi du plus fort a toujours écrasé les autres lois dans l'Harad.
Les danseuses s'arrêtèrent et se reculèrent, formant avec la foule un cercle autour des deux combattants. Les tambours redoublèrent de vigueur, marquant le rythme tel celui d'une guerre. Attrapant une lame que venait de lui lancer un Homme, Gankash se mit en position, attendant la réponse de l'Elfe.


Souriant, Ithranyasë posa les mains sur les pommeaux de ses épées avant de parler à nouveau.
« Si je vous bats, répondrez-vous à mes questions ? »


Gankash se contenta simplement de hocher sa tête ornée d'un large sourire. Il allait affronter le plus grand adversaire que la vie pouvait lui donner, il n'allait pas retenir ses coups.


Posant lentement ses mains bandées de tissus sur les gardes de ses épées, Ithranyasë dégaina lentement, les lames de ses épées laissant danser les flammes. Il prit une position déroutante, tenant sa première lame comme le ferait un chevalier mais tenant la deuxième bien plus différemment, la lame était tournée vers lui, continuant le long de son bras, n'étant plus le prolongement de ce dernier. Amenant sa première lame devant lui au niveau de son torse, laissant son second bras inerte, Ithranyasë attendait, laissant au Seigneur le premier coup.


Coup qui ne fit pas attendre, bondissant avec une agilité tranchant avec sa musculature, Gankash se rua sur l'Elfe, avant de lui asséner un violent coup d'épée sur le torse qu'Ithranyasë para aisément non sans reculer sous l'impulsion. Contre-attaquant aussi sec d'un coup de pied, l'Elda fit reculer Gankash, puis il se rua à son tour sur ce dernier, suffisamment vite pour ne pas être parer, Ithranyasë enfonça violemment sa lame dans le bras de l'Haradrim qui tenait la lame, lui transperçant le membre.
Mais cela semblait n'avoir eu que peu d'effet sur le guerrier, sa constitution était robuste, aussi se contenta juste de rire avant de lâcher sa lame. La main de son second bras était ornée de plaques de fer, plaques qu'il utilisa pour tenter de donner un coup de poing décisif. Arrachant sa lame, Ithranyasë recula, laissant une longue trainée de sang sur le sol baigné dans la lueur des flammes.


Les tambours battaient autant, au même rythme que le cœur des deux guerriers. Riant encore, Gankash hurla.
« C'est cela Nùdj ! C'est cela ! Le vrai combat, la véritable puissance de vos ancêtres, la puissance des Légendes, je veux ressentir cela ! Je veux me sentir impuissant sous vos coups ! »


Gankash se complaisait dans le combat, et celui-ci l'excitait au plus haut au point. Ces derniers combats étaient mornes, il n'en avait jamais perdu. Celui-ci était pour lui digne des épopées.
Souriant, Ithranyasë donna un coup de pied au sol, envoyant un large nuage de poussière vers l'Haradrim, aveuglé, Gankash ne bougea pas, attendant. Son attente fut courte, bondissant comme auparavant, Ithranyasë tenta un violent coup sur la tête de l'Homme. Ce n'était pas un combat d'endurance, mais un combat de vitesse. Il fallait en finir vite, Gankash pouvait mettre un terme à ce combat d'un seul coup et l'Elda ne désirait pas cela.
Les spectateurs ne voyait plus rien, ils n'entendirent que le bruit de métal s'entrechoquant. La lame de l'Elfe venait de se heurter contre les plaques de fer de la main du Seigneur. Saignant sous la violence du coup de l'Elfe, Gankash donna un violent coup de pied en représaille dans le ventre de l'Elda qui recula sous la puissance du coup, crachant légèrement du sang.
Désireux de finir ce combat au plus vite, Ithranyasë recommença la même action, cependant, au lieu d'attaquer le visage du Haradrim, il se rua sur ses jambes et lui enfonça sa première lame dans le pied. Baissant la tête trop tard, Gankash ne pût voir Ithranyasë se relever violemment et lui donner un puissant uppercut au visage suivi d'un coup de pied dans le ventre.
Gankash se courba sous la puissance des coups, se tenant le thorax. Arrivant derrière lui, Ithranyasë posa lentement le tranchant de sa seconde lame sur la nuque du Seigneur.


Les tambours venaient de s'arrêter, le sol était rouge du sang de l'Elfe et du Haradrim.
Ithranyasë venait de vaincre le Seigneur des Nassdra, Gankash, l'un des plus grands guerriers du Désert. La nuit venait de s'achever, le combat fut âpre, le jour commençait à poindre à l'horizon.


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J'ai écrit ce passage en écoutant toute la BO du Seigneur des Anneaux...Il est un peu plus long que les autres mais il définit une des grandes lois de l'Haradrim que je considère comme étant essentiel, celle qui fait que l'on obtient rien sans combattre.
En espérant que ce passage vous plaise. Smile


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"Je ne pleure pas sur mes erreurs passées, je préfère garder mes larmes pour les morts qui accompagneront mon présent."


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:30 (2018)    Sujet du message: Hasta Harad, Hasta Rhûn

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