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Textes d'Ambiance pour évent

 
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Brunellin A.C Poireaux
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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 03:57 (2018)    Sujet du message: Textes d'Ambiance pour évent Répondre en citant

Le Conseil de Ferdibrand
 

Tous écoutèrent alors, tandis que Ferdibrand Gristallus, de sa voix chevrotante, parlait du Marais et de l'Eau-Aux-Cousins, et de sa perpétuelle présence au Pays de Bree. Une partie de l'histoire était connue de certains de ceux qui étaient là, mais personne n'en savait la totalité, et bien des yeux étaient fixés sur Ferdibrand avec crainte et étonnement quand il parla des quelques ruines présentes sous les tonnes de vases et qui montraient leur hauteur en période de sécheresse, des moeurs secrètes des nickrbriqueux et de leur invasion des potager d'il y a cent ans, ou encore de la fièvre verte de l'Eau. Car en ce temps là, les gens se méfiaient du Marais. Les gens s'y perdent plus facilement et plus fatalement que dans un bois. Surtout les enfants qui n'en prennent pas la pleine mesure.

A ce moment, Ferdibrand s'arrêta un instant et soupira.
- Crois bien avoir souvenance hm... d'autres trous dans le temps...reprit-il. Plus proche...hm, du Marais. Quand j'étais...hm... jeune. Mais l'air était... hm... méphitique. Des infiltrations... dans,hm... les parois des puits. Les hobbits...hm, ont reculé.

-Vous vous le rappelez? Dit Mérimac, exprimant sa pensée à haute voix dans son étonnement. Mais je croyais, balbutia t’il comme Ferdibrand se tournait vers lui, je croyais que c'était la première fois que le Marais faisait ainsi une avancée !

- Et bien hm.... non, répondit gravement Ferdibrand. Ma mémoire porte...hm... clairement... jusqu'aux années 2917 du Troisième Âge.. Ferdigal hm... était mon père, qui naquit à Staddel avant sa diminution...hm, à cause du Marais, et ma mère était Dibella, fille de Marcoman Lèvesable...
oui,hm . J'ai vu...hm... la perte d'une...hm, dizaine de trous à cause... et, hm... du Marais.
Je n'étais pas...hm... encore l'apprenti de maitre Creusebutte, et je...hm, fureter de gauche et de droite. Je me souviens...hm, et bien...hm... fort bien de l'épidémie de fièvre... à cause.. l'eau contaminée. Aussi... hm... l'Été des... feux... Saint-Elme, hm. Et après, pendant mon... hm, adolescence, j'ai souvenance... hm... de la disparition des Soucollines.


A ces mots, le seul hobbit qui n'était pas de la famille, Hildibert, intervint:
- Voilà donc enfin quelqu'un qui connait l'histoire ! S’écria t’il. Si jamais pareil récit fut consigné ou connu dans son intégralité, il est oublié depuis longtemps. J'ai entendu parler de toute une famille disparu, et des recherches menées par vous, monsieur, mais nous pensions que c'était un récit presque inventé de bout en bout ! Voilà certes une nouvelle !


- Hélas, non, dit Fredegart. C'est là pure vérité.
Mon cher papa à vraiment mené les recherches, conjointement avec James Fougerine. Et vraiment, ce fut toute une famille qui disparu ce soir d'été. Il y avait eu beaucoup d'orage toute cette saison avec beaucoup de tonnerre. A en briser les vitres des fenêtres. Tout le monde resté claquemuré dans son trou !
«Je vais aller toquer chez les Soucollines pour leur proposer un petit cruchon de vin aux épices», s'était dit mon papa , et ainsi, c'est lui qui les trouva... ou ne les trouva pas. Leur trou déserté, les murs à moitié défoncés, la porte par terre. Aucune trace de Rainifer, ni de Della ou de leur deux enfants.
C'était les derniers à vouloir vivre dans l'ancienne partie de Staddel. Celle proche du Marais. Il n'est guère étonnant que les autres soit partis. Air puant, éruption de vase, puit contaminés, maudits insectes partout... et surtout, des glissement de terrain. Leur trou était situé à environ quatre cent mètres du dernier trou de Staddel.



II s'arrêta, mais aussitôt Ferdinand, son fils cadet se leva, petit et le visage semé de tâche de rousseur, devant eux:
- Ho papa, papa ! Pourquoi parler de ces choses maintenant ! Les veillées, c'est pour les contes et les devinettes ! Pas pour ces histoires !
C'est à cause des coulées de boue, papa ? Mais nous on risque rien, on est trop loin non ? C'est à cause de Madame Sauleraie ?


- Fred ! ici, dans notre trou, quelle idée de faire peur aux enfants, dit Marie, se levant.

Elle reposa son rouleau à pâtisserie sur la table, au milieu des croustades de pommes tout juste sortie du four, en train de refroidir.
-Grand Papa, dit-elle. Avez vous encore raconté des histoires effrayantes aux enfants ? demanda Marie, qui venait couver de ses jupes le petit Ferdinand
-Allons Maman, dit Primerose. Il ne faut pas prendre peur. Pour ma part, je crois que la montée de la vase est juste temporaire et viens de la fonte des neiges récentes. Tout rentrera vite dans l'ordre.
-Primerose ! S’écria Marie saisie et bondissante. Ne va pas te mêler de ces affaires et tiens toi à distance du Marais.
- J'ai pris une initiative, dit Fredegart, et tout le monde fit silence. Celle de faire baliser les contours des falaises du Marais avec des braseros, de nuit. Pour interdire tout accident provoqué par un souci de visibilité.
- Quelle bonne idée, Fredegart ! Dit Mérimac d'un ton solennel. Puis nous pourrions y mettre un peu de sauge et d'herbe à fumigation dans ces braseros ! Ça tiendrait ces maudits insectes à distance.

II y eut un silence et chacun tourna le regard vers Fredegart. Bien engoncé dans son fauteuil au coin du feu, il souriait d'un air paternel. Confiant, il ne doutait pas que les travaux du guet les mettrait tous à l'abri de quelques glissement de terrain. Alors qu'il allait prendre la parole, son père la lui vola sous le nez.

- Vous n'y entendez rien, hm... mais c'est à cause de...hm... la foudre. Des... coups de tonnerre, comme la... hm... hm... dernière fois. L'orage... bruyant comme... jamais. Frappé la falaise des Hauts, frappé partout, hm. Beaucoup de bruit.
C'est... le bruit, hm.

Tout le monde dévisageait Maitre Gristallus Senior, et le doute se lisait dans leurs yeux. Marie se leva pour conduire Ferdibrand à sa chambre, alors que le très vieil hobbit réciter entre ses dents une vieille comptine pour enfant, rimes oubliées de tous.

- Si cela est en mesure de vous rassurez, j'irai voir demain matin si le débordement s'étends à tout le Marais, dit Fredegart. Tu viendras avec moi, Ferdimund, fiston. A deux, il ne va rien nous arriver ! Précisa le hobbit en faisant un clin d'oeil à son fils.
_________________


''Quelle impuissance face à sa vie ! Un galet dans une rivière, tout au plus. La pensée subite de vivre en un éclair, de crever puis de finir oublié lui tomba dessus comme une étoile filante, laissant un cratère fumant dans ses espoirs d'avenir.''


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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 03:57 (2018)    Sujet du message: Publicité

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