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Une famille à la bataille

 
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Girdrin
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MessagePosté le: Lun 10 Aoû - 23:44 (2015)    Sujet du message: Une famille à la bataille Répondre en citant

Chapitre 1: Les adieux au foyer
Les nains quittèrent les Monts de Fer tôt le matin, après que le seigneur Daïn eut fait rassembler tous les soldats de la région. Lorsqu'il avait annonçait à l'armée qui s'était rassemblée devant lui que le dragon Smaug avait été vaincu, la stupéfaction s'empara de tous les nains présents; il commençait même à se murmurer que le fils de Naïn avait sombré dans la démence et qu'il comptait envoyer son armée au massacre.
- "Je l'ai vu parler à une grive tout à l'heure, dit Dror, un vieux nain chauve aux yeux bleus dont la longue barbe blanche rentrait dans sa ceinture de cuir noir, ce sont des créatures nobles dont les dires sont fiables. Notre seigneur ne ment pas ! Erebor a été reprise !
- Je vous crois père, lui répondit Dordrïn son fils cadet, toutefois je crains ce qui risque de nous attendre au Mont Solitaire, car un royaume possédant les plus grandes richesses de ce monde risque d'attirer bien des convoitises."
Dordrïn était un jeune nain dont la barbe brune finement taillée laissait le cou à découvert. En effet, il considérait qu'une barbe longue et épaisse entravait les mouvements, contrairement à son père qui aimait les barbes touffues serties d'anneaux et de tresses. Mais Dordrïn n'était pas un grand guerrier, il privilégiait par dessus tout l'érudition contrairement à nombre des siens. C'était de ce fait un nain faisant preuve d'une grande sagesse pour son âge, peut-être bien plus qu'aucun autre vieux barbu des Monts de Fer.
- " Ne dis pas de sottises petit frère, rétorqua un autre nain, il n'y a que ces pouilleux vivant sur un lac et quelques elfes des forêts qui ont eu vent de la mort de Smaug. Les nains n'auront aucun mal à s'en débarrasser."
Ces mots emprunts d'arrogance étaient ceux de Borgrïn, le fils ainé de Dror. Son âge relativement avancé avait moucheté de gris sa barbe et ses longs cheveux noirs. Il était également le seul de la fratrie à être marié et à avoir un fils. Bien qu'il avait déjà goûté très jeune à la violence et au sang lors de la Guerre des Nains et des Orcs, Borgrïn n'avait jamais changé de mentalité et était resté très orgueilleux et hautain, rabaissant souvent son plus jeune frère.
- " J'ose espérer que tu as raison, mon frère. Mais je pressens malgré tout un lourde menace sur nous...je souhaite que nous puissions survivre à ces prochains jours, je ne veux pas mourir aussi jeune.
- Garde confiance en toi et en la force de ton bras et tu vivras pour voir la renaissance d'Erebor, lui répondit Dror sur un ton affectueux. "
Mais à peine le jeune nain commençait-il à reprendre le sourire que les cors retentirent dans toutes les Collines de Fer. L'heure était venue. Les soldats se mirent en rang et quittèrent hâtivement leurs demeures souterraines. Dordrïn se retourna pour les contempler une dernière fois.
- " Les reverrais-je un jour ? se demanda-t-il. J'emporte avec moi un coeur lourd d'anxiété, et j'espère pouvoir vivre assez longtemps pour profiter de tout ce qu'il y a de beau ici. "
Il regarda avec une certaine tristesse les nains qui marchaient vers l'Ouest. Après une profonde inspiration, il couru vers eux pour rejoindre le rang de son père et de son frère.

Chapitre 2 : Un conflit imminent

. Après plusieurs jours de marche ils y étaient enfin arrivés. Ils pouvaient tous voir la Montagne Solitaire, si proche désormais. Daïn envoya un groupe de nains à la rencontre du chef des hommes pour lui demander de retirer ses troupes sous peine de déclaration de guerre.
- " Et surtout restez polis, leur exhorta leur seigneur, c'est le meilleur moyen de montrer notre bonne volonté !"
Les nains revinrent peu de temps après annoncer à Daïn que les elfes et les hommes avaient déclaré la montagne assiégée, qu'ils voulaient prendre possession d'une partie des richesses de leur royaume et qu'ils avaient avec eux l'Arkenstone de Thror. Furieux, le seigneur nain était désormais bien décidé à donner à ces voleurs ce qu'ils méritaient pour avoir oser s'en prendre au Peuple de Durïn.
Le jeune Dordrïn ne se souciait guère de ces querelles. Il leur préférait le paysage environnant, bien qu'il n'était constitué que de ruines et d'arbres calcinés. Il distingua au loin un amas de ruines fumantes sur le fleuve Celduin. Il comprit ainsi que la cause des hommes était légitime :
- " Ils ont perdu leur foyer à cause du dragon eux aussi, par la faute du Roi Thorïn, par notre faute ! chuchota-t-il à Borgrïn.
- Sans doute, lui répondit-il gravement, mais les elfes n'ont rien à faire ici. Ce sont nos ennemis et les hommes semblent être leurs amis. Nous n'avons aucune pitié envers les alliés des elfes. "
A ces mots, Dordrïn se mit alors à contempler avec tristesse les armées qui se mirent en place pour la bataille; et lorsque le seigneur Daïn leur donna l'ordre de charger ces prétendus ennemis, Dordrïn dût malgré lui suivre le mouvement de ses camarades et il en eut mal au coeur. Lorsque les nains firent face aux deux armées ennemis et que le premier sang allait être versé, Dordrïn remarqua alors que le ciel s'était soudainement assombri et qu'un orage se préparait. Et d'une voix grondante, un vieil homme fit jaillir cet orage de son bâton et ordonna aux forces en présence de mettre un terme à leurs querelles, car un danger pesait sur eux.

Chapitre 3: La bataille commence...
Les gobelins et les meutes de ouargues les assaillaient de toute part. Borgrïn et Dordrïn s'étaient retrouvés au milieu d'une mêlée entre des gobelins et des hommes non loin de la porte d'Erebor. A mesure que les ennemis tombaient par dizaine, leur moral faiblissait également; car il leur semblait que les créatures maléfiques étaient innombrables.
- " Où est père ? cria alors Borgrïn à son frère, après qu'il eut fracassait avec son bigot le crâne d'un gros gobelin, il était à nos côtés il y a tout juste quelques instants !
- Si je le savais ! " lui répondit son frère qui envoyait des coups avec sa lame vers un ouargue qui semblait s'être juré d'en faire son repas.
D'un coup vif, le jeune nain parvint finalement à ouvrir la gueule de l'animal en deux après que ce dernier eut vu ses crocs se casser sur la maille de son adversaire en tentant de lui arracher un bras. Profitant d'un bref moment de répit, il s'approcha de son grand frère et lui dit:
- " Il vaudrait mieux le retrouver, il se fait vieux et sa force n'est plus ce qu'elle jadis. Je crains qu'il ne se fasse...
- Ne parle pas de malheur voyons ! lui rétorqua Borgrïn, père est un redoutable guerrier et il a connu bien pire à la Bataille d'Azanulbizar. Je le sais car j'étais à ses côtés ce jour là. "
Mais alors qu'ils parlaient, une vingtaine de gobelins les avaient rejoint et se précipitaient sur eux. Borgrïn rallia aussitôt les hommes autour de lui à sa cause et donna la charge aux gobelins. "A moi braves hommes du lac, combattez avec moi !" criait-il en brandissant haut son piolet de guerre. Et alors qu'il fracassait les têtes de ses ennemis, Dordrïn était restait là à le regarder. En le voyant se battre aussi hardiment auprès des hommes qu'il avait juré de tuer quelques heures plus tôt, il ne put s'empêcher de sourire et se dit : "Il a changé. Ce n'est plus le même nain qu'avant. Aujourd'hui, enfin, il fait preuve de bonté et de sagesse en louant le courage de ces hommes qu'il traitait de pouilleux il y a peu. J'espère qu'il survivra à tout ceci pour que, le reste de sa vie, il puisse profiter de cette sagesse nouvelle."
Il récupéra alors son bouclier sur le sol, brandit son épée au dessus de lui et, dans un cri de rage, il chargea à son tour les gobelins qui ne purent résister à ses coups.
Pour l'instant, la bataille semblait tourner à leur avantage...

Chapitre 4 : Sang et larmes
Dordrïn acheva un gobelin au sol, après un rapide duel contre ce dernier. Il retira ensuite du cadavre sa lame maculée de sang d'orque. En fait, lui-même était entièrement recouvert du sang de ses ennemis...ou peut-être était-ce le sien ? Peu importe, il était las de se battre.
- " Borgrïn ! cria-t-il à son frère qui continuait de faire tomber ses ennemis sous la puissance de son piolet, je n'ai toujours point vu père sur le champ de bataille. Je crains qu'il ne soit tombé....nous devons le trouver et vite ! "
Bien que son grand frère était persuadé que père allait bien, il commençait effectivement à s'inquiéter.
- " J'espère qu'il tient toujours, répondit-il, mais je commence à en douter.
- Sans doute ne l'avons-nous pas vu parcequ'il combat dans les ruines de Dale ?
- Je n'y avais pas pensé en effet, les fortifications de la ville doivent sans doute cacher l'agitation derrière. Allons-y ! "
Animés d'une détermination sans précédent, les deux nains traversèrent le champ de bataille jusqu'à l'ancienne cité de Dale, massacrant sur leur passage les créatures qui osaient leur barrer la route. Lorsqu'ils atteignirent la ville, il se rendirent compte que des nains, des hommes et des elfes, dispersés dans toute la ville, faisaient face à l'ennemi.
- " Père est sûrement là, annonça Dodrïn d'une voix plus heureuse, comme si une lueur d'espoir l'avait quelque peu revigoré.
- Je ne vois pas d'autres endroits où il pourrait être, répondit Borgrïn, nous ne l'avons pas vu depuis un long moment et , même si le champ de bataille est immense, je suis persuadé qu'il se trouve quelque part dans ces ruines. "
Ils avancèrent prudemment, de peur que des ruines ne s'effondrent sur eux. L'agitation régnait malgré tout dans cette cité ancienne, et, à plusieurs reprises, il durent faire face à des assaillants gobelins qui les prirent en embuscade cachés dans les gravats de pierre.
C'est alors qu'ils le trouvèrent ! Dror, leur père, combattait au beau milieu des ruines et des cadavres et aux côtés de quelques nains encore en vie des hordes de gobelins qui se jetaient sur eux ! Malgré son grand âge, Dror combattait avec une force et un courage sans pareille, repoussant les ennemis avec son lourd piolet.
" Père ! Père ! " crièrent Dordrïn et Borgrïn, qui coururent aussitôt vers Dror. Ce dernier fracassa la tête d'un gobelin avec son arme avant de se retourner en direction des cris. Il vit alors, non sans une grande joie, ses deux fils bien aimés se rapprocher de lui. Emu, il cria :
- " Mes fils ! Par Durïn je suis heureux que vous soyez..."
Mais il n'eu jamais le temps de finir sa phrase, car, dans un bruit d'acier craquant, la pointe d'une épée hideuse ressortie du haubert de maille du vieux guerrier, faisant dégouliner du sang le long de son corps. Un gros gobelin en armure se tenait derrière lui, arborant un sourire carnassier. D'un geste brusque, le monstre retira son épée, la passa devant la gorge du vieux nain qui ne tenait désormais plus que sur ses genoux, et d'un geste sec, il la trancha. Un geyser de sang surgit aussitôt du cou de Dror, lequel s'effondra lentement sur le sol, le recouvrant d'une marre de sang.
Dordrïn et Borgrïn en restèrent paralysés de douleur pendant un moment, des larmes dégringolant de leurs paupières. Alors, dans un élan de rage, Borgrïn se rua sur le gobelin en lui hurlant : " Sale chien ! Tu vas avoir une mort lente et douloureuse, sale pourriture ! ". Dordrïn le rejoignit aussitôt, vociférant de nombreux " Khazad Aï Menu ! ". Voyant que son heure était venue, la créature voulut s'enfuire, mais Dordrïn lui fit une large entaille à la jambe gauche, faisant ainsi trébucher le gobelin. La créature put se retourner sur le dos, et voyant Borgrïn s'approcher d'elle, elle mit ses mains devant pour montrer qu'elle implorait la pitié de Borgrïn. Mais Borgrïn n'en eu cure. Il leva son piolet bien haut, et d'une geste brusque il écrasa le heaume puis la tête du gobelin. Il l'avait d'une telle force que son piolet s'était brisé sous l'impact. Il jeta alors le manche au loin et s'assit par terre, pleurant la mort de son bien aimé père.
Dordrïn enlaça le corps sans vie de Dror et lui ferma les yeux. Quelques nains s'étaient rassemblés autour du corps du défunt, la tête baissée en signe de deuil. Car Dror avait été un haut gradé de l'armée des Monts de Fer, et nombre de nains l'avaient connu et respecté. Dordrïn coucha lentement le corps inerte et posa le piolet de ce dernier à ses côtés, pour donner à son corps un air plus digne. Le jeune nain murmura alors : " Il part désormais rejoindre ses ancêtres dans les grandes salles de l'attente. Au moins, aura-t-il trouvé une mort honorable sur le champ de bataille et eu une longue vie. ". Il alla ensuite rejoindre son frère et l'exhorta à se relever, car la bataille n'était pas encore finie.
- " A quoi bon ? répondit Borgrïn, nous sommes défaits. Tout est fini.
- Non mon frère, rétorqua Dordrïn, père ne voudrait pas que nous abandonnions. "
Ils entendirent alors un bruit d'éboulement lointain. Il se précipitèrent du haut des remparts de Dale et virent alors treize nains quitter la Montagne Solitaire pour charger les gobelins et les ouargues.
- " C'est Thorïn Êcu-de-Chêne ! cria Borgrïn aux autres nains, il se joint à nous ! Il y a encore de l'espoir ! "
A ces mots, tous les nains reprirent courage et quittèrent Dale pour rejoindre leur roi, et aucun gobelin ni aucun ouargue se trouvant sur leur route ne put leur résister. Borgrïn prit alors son épée et chargea les gobelins en criant : "Pour le roi ! Pour le roi ! ". Dordrïn se joigna à lui et , ensemble, il essayèrent de faire une percée dans les rangs ennemis pour rejoindre leur roi et le protéger.

Chapitre 5 : De la souffrance naît le renouveau
Mais les deux frères ne parvinrent à trouver Thorïn et sa compagnie au milieu de tout ce chaos. Ils décidèrent donc de poursuivre le combat près de la Grande Porte d'Erebor pour empêcher l'ennemi de pénétrer dans la montagne, à présent que le mur de pierre s'était effondré. Sur leur chemin, ils décimèrent sans trop de difficulté les différents ennemis qui leur barraient la route. Des têtes de gobelins volèrent, presque autant que le nombre de gueules de ouargues qui furent tranchées par les épées des fils de Dror. Dordrïn, tout en décimant ses ennemis, bloquait les coups adverses avec son bouclier, et Borgrïn en aurait fait autant s'il n'avait pas égaré le sien durant la bataille.
Arrivés à la Grande Porte, ils trouvèrent un petit bataillon de gobelins qui, profitant de la dispersion des forces des Peuples Libres et de la brèche béante qu'avaient laissée Thorïn et sa Compagnie, voulaient pénétrer dans le Mont Solitaire, espérant pouvoir s'y cacher et ce afin de ne pas se faire empaler par les lames de leurs ennemis.
- " Eh bien sales couards, leur lança Borgrïn, vous ne comptez tout de même pas entrer dans notre royaume impunément, n'est-ce pas ?"
A ces mots, les gobelins ripostèrent par des cris stridents et se jetèrent aussitôt sur les deux nains, qui n'eurent aucun mal à mettre leurs opposants hors d'état de nuire. Et alors qu'il achever de sa lame un gobelin agonisant au sol, Borgrïn entendit un cri d'oiseau assourdissant qui se répercuta en écho dans toute la vallée. Au loin, haut dans le ciel, il vit des formes gigantesques se précipiter sur les gobelins et les ouargues, les déchiquetant dans leurs serres et leur bec avant de les relâcher dans le vide, où ils s'écrasèrent dans un grand fracas.
- " Sont-ce donc les légendaires aigles ? se demanda Borgrïn à voix haute. Vois-tu petit frère ? Ils viennent nous aider ! La victoire est presque nôtre ! "
Il n'eut curieusement aucune réponse, pourtant il avait bien vu Dordrïn à quelques pas derrière lui avant de se retourner pour voir d'où venait les cris d'oiseau.
- " Dordrïn ? "
Il se retourna et constata avec horreur qu'une pointe en métal grossière ressortait de la poitrine de son frère, à présent à genoux, la tête baissée. Derrière lui se tenait un gobelin. Ce dernier portait une armure de fer immonde hérissée de pointes.
- " D'abord ton frère, ensuite toi ! " lui lança la créature de sa voix aiguë
Borgrïn eut la vue troublée par les larmes qu'il était en train de déverser. Il se frotta les yeux puis chargea son ennemi dans un cri de rage presque assourdissant. Il assaillait son ennemi de nombreux coups d'épée, combattant avec une vitesse presque nouvelle pour lui, éloignant quelque peu la créature de Dordrïn. A chaque coup envoyé, un cri de rage l'accompagnait. Mais le gobelin semblait n'avoir cure des attaques du nain, car soit son armure les bloquait, soit son sabre hideux les parait. C'est ainsi qu'au bout d'un moment, profitant de l'épuisement de son adversaire, l'être maléfique lui envoya un coup vif au genou droit, faisant s'effondrer le nain par terre.
Le gobelin s'approcha lentement de Borgrïn, arborant un rictus vicieux. Le nain le pointa de son épée mais, d'un coup sec et rapide, il la fit valdinguer plus loin. L'orque leva alors sa lame au dessus de lui, s'apprêtant à trancher la tête de son adversaire. Mais, d'un léger regard vers sa droite, Borgrïn remarqua le bouclier de son frère, que ce dernier venait de faire glisser vers lui. Il s'en saisit et, de justesse, put parer le coup de sabre qui aurait bien faillit le décapiter. Il fit alors trébucher par terre l'orque en armure d'un vif croche-pied. Profitant de la déstabilisation du monstre, il trouva la force de s'asseoir à califourchon sur lui et, dans un dernier cri, il roua son visage de coup avec le bouclier de Dordrïn. Plus il le frappait, plus il sentait monter en lui une rage incommensurable. Alors même que son ennemi avait rendue l'âme depuis quelques instants, le nain répétait encore et encore ses gestes de violence, recouvrant alors le sol d'une imposante marre de sang. Quand il n'eut plus la force de s'executer, il jeta le bouclier au loin, descendit du gobelin dont le visage ne ressemblait guère plus qu'à une sorte de bouillie et, allongé sur le sol, il essuya le sang qui dégoulinait de son visage et poussa un profond soupir. Il rampa ensuite jusqu'à son frère, désormais effondré sur le sol de pierre de la Grande Porte. Il trouva la force de se mettre sur ses genoux et, dans un sanglot, il enlaça le corps désormais inerte de son frère.
Autour d'eux, plus aucun bruit de combat. Au loin, les gobelins et les ouargues fuyaient, pourchassés par les aigles. Alors, le nain serra d'avantage son frère contre lui.

FIN


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